Les espèces exotiques et limitrophes PDF Imprimer Email
LES ESPÈCES INTRODUITES

Tortue à oreille rouge
Trachemys scripta elegans

Fort populaire dans les animaleries, cette tortue originaire du sud-est des États-Unis est malheureusement parfois relâchée dans la nature lorsque les gens veulent s’en départir. On compte plusieurs mentions de cette espèce au Québec, surtout dans la région de Montréal et de Gatineau. La tortue à oreilles rouges survie à nos hivers, du moins pour quelques années, mais ne semble pas se reproduire au Québec. On la distingue aisément de nos tortues par la longue tache rouge ou orangée présente derrière l’œil. On retrouve sur les pattes et la tête des rayures jaunes et la carapace est d’un vert-grisâtre chez l’adulte alors qu’elle est verte chez les jeunes. La carapace des femelles peut atteindre jusqu’à 28 cm de long.

Tortue boîte
Terrapene carolina

En raison de restrictions sur l’importation depuis 1992 et de son prix élevé, cette espèce est de moins en moins commune dans les animaleries de nos jours. Quelques mentions de cette espèce au Québec sont connues d’individus relâchés dans la nature. Cette espèce terrestre ne survivrait pas à nos hivers rigoureux. Elle se reconnait aisément à sa carapace en forme de dôme et à la présence d’une charnière sur la partie antérieure de son plastron d’où elle tient son nom. Ses pattes ne sont que très faiblement palmées et les mâles ont les yeux rouges ou orangés.

ESPÈCE LIMITROPHE

Crotale des bois
Crotalus horridus horridus

Cette espèce venimeuse est présente dans les états voisins au Québec dont le Vermont et l’état de New-York. Les dernières mentions confirmées chez nos voisins du sud indiquent que l’espèce serait présente à plus de 100 km de notre frontière. Malgré quelques signalements non-officiels au Québec aux alentours du lac Champlain, du lac Memphrémagog et des Adirondacks, sa présence au Québec reste à déterminer. Il est possible que cette espèce fût jadis présente au Québec et qu’elle y soit aujourd’hui disparue, comme c’est le cas en Ontario. Le Crotale des bois se distingue de nos espèces québécoises par son corps trapus, sa tête très large, ses pupilles elliptiques et verticales et la présence d’une sonnette sur le bout de sa queue. Sa coloration est d’un brun jaunâtre avec des taches plus foncées. Le Crotale des bois fréquente les forêts, généralement à proximité de pentes rocheuses exposées au Sud.